Ce que vous devez savoir avant d’acheter des plats préparés

Mauvais Nutri-Score, sucre, additifs… Attention à ce que vous mangez dans les plats préparés. Ils sont pratiques, mais souvent plus transformés qu’on ne le pense. Voici ce que révèle la dernière enquête de la CLCV.

Les plats préparés séduisent par leur simplicité. Mais derrière leur aspect pratique, leur qualité nutritionnelle laisse encore souvent à désirer.

Des plats pratiques mais pas toujours sains

De plus en plus de Français consomment des plats préparés. Selon une enquête publiée par Seazon en 2024, 35 % d’entre eux en mangent davantage qu’avant. Ce n’est pourtant pas une question de prix, car ces plats sont en moyenne 0,84 € plus chers que les plats faits maison. La principale motivation reste la praticité : gain de temps, réduction de la charge mentale, simplicité d’usage.

Mais cette commodité a un coût caché : celui de la santé. D’après une nouvelle étude de la CLCV, la majorité de ces produits sont encore trop riches en matières grasses, en sucre, en sel, et surtout en additifs. Même si certains progrès sont notables, notamment avec l’arrivée du Nutri-Score sur la majorité des étiquettes, le contenu de l’assiette reste préoccupant.

Le Nutri-Score progresse… mais les notes chutent

Depuis 2020, le nombre de produits affichant un Nutri-Score a explosé. Aujourd’hui, 87 % des plats analysés en portent un, contre seulement 37 % cinq ans plus tôt. Ce score est désormais visible sur des marques comme Aldi, Carrefour, Picard ou encore Giovanni Rana.

Cependant, la mise à jour du système a eu un effet inattendu : les notes sont globalement moins bonnes. Parmi les plats notés A en 2020, 91 % sont désormais classés B ou C. Sur l’ensemble des références :

  • 69 % des plats sont notés C

  • 22 % sont en B

  • 7 % tombent en D

  • Seulement 2 % obtiennent A

  • Aucun plat n’est noté E

Autrement dit, la grande majorité des plats préparés se situent au milieu de l’échelle, ce qui reflète une qualité nutritionnelle moyenne, voire médiocre.

D’énormes écarts au sein d’une même catégorie

Autre point mis en lumière par l’enquête : tous les plats d’un même type ne se valent pas. Les teneurs en sel, en gras saturés ou en sucres peuvent varier du simple au triple.

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Prenons l’exemple des couscous : le plat de Carrefour contient 1,2 g de sel/100 g, soit 4,6 g par portion. Cela représente 92 % de l’apport recommandé par l’OMS. Côté gras, le Hachis parmentier Aldi contient 4,5 g d’acides gras saturés/100 g, contre seulement 0,6 g pour une version végétale de Hari&Co. Ces écarts se retrouvent aussi dans les tartiflettes, les pâtes farcies, ou encore les moussakas.

Même si l’étiquette affiche un Nutri-Score identique, la composition peut être radicalement différente. D’où l’importance de lire la liste d’ingrédients.

Sucre caché, eau ajoutée et additifs à la pelle

Un autre point préoccupant concerne la présence d’ingrédients inattendus, comme le sucre. Près d’un quart des plats analysés contiennent des sucres ajoutés : sucre blanc, dextrose, sirop de glucose ou caramel. S’ils ne représentent pas une source majeure de calories, leur présence banalisée entretient l’accoutumance au goût sucré.

Plus surprenant encore : l’eau arrive en première ou deuxième position dans la liste des ingrédients de 39 % des produits. Elle est souvent accompagnée d’additifs texturants (gomme xanthane, amidon modifié, chapelure, flocons de pomme de terre…), dont le seul but est de donner du volume sans ajouter d’ingrédients nobles.

Enfin, près de la moitié des plats (46 %) contiennent au moins un additif. Les plus fréquents sont :

  • Agents de texture : 34 %

  • Antioxydants : 19 %

  • Acidifiants : 16 %

  • Conservateurs : 15 %

  • Colorants : 14 %

Même les plats affichant des allégations comme « sans arômes artificiels » peuvent en réalité masquer d’autres additifs, comme l’a montré l’exemple du Poulet Pékin de Carrefour.

Des améliorations timides mais réelles

Tout n’est pas noir pour autant. La CLCV souligne que certains plats tirent leur épingle du jeu. Des marques comme Marie, U, Lidl ou Picard proposent désormais des plats sans additifs ni sucres ajoutés.

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Exemples à retenir :

  • Blanquette de veau Marie

  • Parmentier de poisson Auchan

  • Hachis parmentier Toque du Chef (Lidl)

  • Brandade de morue Monique Ranou (Intermarché)

Par ailleurs, aucun plat testé ne contient d’huile de palme ou de coco, ce qui est une bonne nouvelle. On note aussi que 10 % des plats ont amélioré leur Nutri-Score en changeant leur recette. Fleury Michon, par exemple, a réduit le sel et les acides gras saturés de son couscous, le faisant passer de C à B.

Enfin, le nombre moyen d’additifs a baissé entre 2020 et 2025. Une poêlée campagnarde a même supprimé 8 additifs. Cela montre qu’il est possible de mieux manger, même avec des produits industriels, à condition de bien choisir.


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