Chez certaines personnes, en particulier les seniors, un hématome apparait régulièrement, souvent sans qu’on s’en rende compte. Un simple contact avec un coin de table ou une légère pression peut suffire à marquer la peau. Derrière ce phénomène, qui semble bénin, se cachent parfois des carences, des effets secondaires de médicaments ou des troubles plus graves. Alors faut-il s’inquiéter ?
Pourquoi les hématomes sont plus fréquents avec l’âge
Un hématome est une accumulation de sang sous la peau, provoquée par la rupture de petits vaisseaux. Chez les personnes âgées, la peau s’amincit et devient plus fragile. Les capillaires sanguins, eux aussi, perdent en résistance, ce qui les rend beaucoup plus susceptibles d’éclater au moindre choc.
Autre facteur aggravant : le vieillissement affecte aussi la production de collagène. Ce composant essentiel de la peau, qui assure son élasticité, est moins présent avec l’âge. Résultat, les bleus apparaissent plus facilement et mettent plus de temps à disparaître. Ce phénomène porte même un nom : le purpura sénile, souvent accentué par une forte exposition au soleil au fil des années.
Médicaments, carences, maladies : des causes à ne pas négliger
Outre la fragilité cutanée, certains traitements médicaux favorisent l’apparition d’hématomes. Les plus connus sont les anticoagulants, prescrits en cas de troubles cardiovasculaires. Ils fluidifient le sang, ce qui ralentit la coagulation. D’autres médicaments, comme l’aspirine ou les anti-inflammatoires, peuvent aussi jouer un rôle.
Mais les médicaments ne sont pas les seuls responsables. Des carences en vitamines, notamment en vitamine C ou K, affaiblissent les vaisseaux sanguins. Ces déficits, fréquents chez les personnes âgées ou mal alimentées, peuvent rendre la peau extrêmement vulnérable.
À lireCovid-19 : la liste des symptômes persistants après le vaccin s’allongeDans certains cas, les bleus fréquents sont le signe de pathologies plus lourdes, comme des troubles de la coagulation (hémophilie, maladie de Von Willebrand), des atteintes hépatiques, ou encore des maladies auto-immunes. Chez les patients souffrant de leucémie, les hématomes peuvent être l’un des premiers symptômes visibles.
Faut-il consulter un médecin en cas de bleus fréquents ?
La plupart du temps, les hématomes sont bénins et disparaissent d’eux-mêmes. Mais certains signes doivent alerter, comme :
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des bleus qui apparaissent sans choc connu,
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des hématomes très étendus ou douloureux,
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une fréquence anormale des ecchymoses,
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ou encore l’apparition de saignements des gencives ou du nez.
Ces symptômes peuvent indiquer un problème de coagulation ou une autre pathologie sous-jacente. Un médecin pourra alors prescrire des analyses de sang pour vérifier le bon fonctionnement des plaquettes, du foie, ou détecter d’éventuelles anomalies sanguines.
Comment prévenir les hématomes et protéger sa peau
Même s’ils sont souvent inoffensifs, les hématomes peuvent être prévenus en adoptant quelques gestes simples. D’abord, en sécurisant son environnement domestique pour limiter les chocs (meubles arrondis, éclairage renforcé, tapis antidérapants). Ensuite, en favorisant une alimentation riche en vitamines C et K (persil, brocoli, kiwi, épinards…).
L’activité physique modérée améliore également la circulation sanguine et préserve la tonicité de la peau. Il est aussi essentiel de surveiller les traitements médicaux en cours et d’en parler à son médecin en cas d’effets secondaires inhabituels.
Enfin, pour soigner un hématome bénin, l’application de glace pendant les premières heures est recommandée. Si la douleur est importante ou que la zone enfle, une consultation s’impose rapidement.

