L’UFC-Que Choisir vient en aide aux Français pour les aiguiller dans les choix qu’ils font au supermarché. En sachant que l’huile d’olive rencontre un grand succès en France, les experts se lancent dans une longue enquête. Cette dernière nous apporte des résultats surprenants.
Nous savons que certaines marques valent mieux que d’autres. Nous savons aussi que toutes les huiles d’olive ne se valent pas et qu’il faut donc bien choisir dans les rayons. Mais nous ignorions à quel point les références qui mentent aux consommateurs sont nombreuses. Désormais, grâce à l’UFC-Que Choisir, nous avons des réponses troublantes.
Quand l’huile d’olive ment aux consommateurs
La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (CGCCRF) annonce qu’elles jugent près de la moitié des huiles d’olive échantillonnées comme non conformes. Ce n’est pas une surprise pour les experts de l’UFC-Que Choisir.
En effet, en 2021, ils se lançaient dans une étude comprenant 26 références. Le bilan était alors stupéfiant. Sur ces 26 références, 16 d’entre elles trompaient les clients des supermarchés.
Par conséquent, l’association fait un terrible constat. En effet, elle assure que s’il fallait établir un classement des produits les plus fraudés, l’huile d’olive arriverait sans mal tout en haut. Mais quel est le problème ? Il se trouve sur l’étiquette. Nombreuses sont les marques à faire apparaître la mention « vierge extra ». Or, dans certains cas, elles ne méritaient pas de pouvoir l’indiquer.
À lireLes 3 meilleures huiles d’olive vendues en supermarché d’après 60 Millions de consommateursC’est évidemment une stratégie commerciale. En effet, les consommateurs optent pour des huiles d’olive extra vierge, car ils pensent qu’elles sont de meilleure qualité. C’est le cas, sauf quand les marques leur mentent.
Huiles d’olive : de trop nombreuses irrégularités
L’UFC-Que Choisir ne mène pas ce combat seule. L’association apporte des résultats que confirme, par exemple, la DGCCRF. Des résultats consternants au sujet de la conformité des étiquetages, des mentions valorisantes et de l’origine des produits.
D’après l’enquête de la DGCCRF, plus d’un tiers des 177 établissements contrôlés présentaient des irrégularités, principalement liées à l’absence ou à l’insuffisance des mentions obligatoires sur les étiquettes, bien que des pratiques commerciales trompeuses aient également été relevées.
L’association partage un exemple pour nous permettre d’y voir plus clair. « La DGCCRF cite les exemples d’une huile de grignon d’olive vendue comme une huile d’olive vierge extra et d’une huile indûment annoncée comme produite localement« .
Du mensonge sur les étiquettes
Les prélèvements et analyses de la DGCCRF révèlent des résultats encore plus préoccupants. Parmi les 97 huiles d’olive analysées, 48 % ont été jugées non conformes en raison de caractéristiques organoleptiques insuffisantes. Par conséquent, elles ne respectent pas les critères de leurs catégories tels que définis par la réglementation.
À lireHuiles d’olive contaminées : voici les marques épinglées par 60 Millions de consommateursLa situation des huiles d’olive sur le marché montre une tendance inquiétante à la fraude et à la non-conformité. Forcément, cela affecte la confiance des Français. Ainsi, l’UFC-Que Choisir milite pour un renforcement de la surveillance et des contrôles.
En effet, les clients doivent pouvoir acheter en toute confiance des produits en se basant sur l’étiquette. Cette dernière ne peut pas faire apparaître des mentions inexactes dans le but d’inciter à la consommation.

