Donald Trump perd-il la tête ? Des psychiatres tirent la sonnette d’alarme

À 79 ans, Donald Trump continue ses apparitions publiques… mais certains experts en santé mentale s’inquiètent d’un déclin cognitif alarmant. Faut-il s’inquiéter pour sa santé ?

Donald Trump est-il encore apte à gouverner ? C’est la question que se posent de plus en plus de psychiatres aux États-Unis, malgré des bilans médicaux officiels rassurants.

Des alertes lancées dès 2017 par des psychiatres américains

Dès son arrivée à la Maison Blanche, le comportement de Donald Trump a suscité des interrogations. En 2017, pas moins de 27 psychiatres ont publié un ouvrage collectif tirant la sonnette d’alarme. Selon eux, des signes précoces de troubles mentaux étaient déjà visibles. Huit ans plus tard, ces doutes reviennent en force alors que l’ancien président américain vient de fêter ses 79 ans.

Pour couper court à ces spéculations, Trump s’est soumis à un examen médical approfondi en avril 2025. Résultat : son médecin personnel a assuré qu’il était en excellente santé physique et cognitive. Pourtant, de nombreux spécialistes remettent en question la pertinence de ce test et la sincérité du diagnostic communiqué à la presse.

Lors de ce fameux test, Trump a obtenu 30/30 au MoCA (Évaluation cognitive de Montréal), un test très simple censé détecter des signes précoces de démence. Ce score parfait a été présenté comme une preuve irréfutable de ses capacités mentales. Cependant, plusieurs experts rappellent que ce test n’a qu’une valeur indicative. Il tient sur une simple feuille A4, se remplit en dix minutes, et n’est pas conçu pour identifier des troubles plus subtils ou évolutifs.

Des signes linguistiques inquiétants observés depuis plusieurs années

La psychiatre Bandy Lee, ancienne enseignante à la faculté de médecine de Yale, affirme avoir relevé chez Donald Trump des symptômes inquiétants dès 2017. Elle évoque notamment un vocabulaire de plus en plus limité, des phrases inachevées, des paraphasies (substitution ou altération de mots), ainsi que des propos parfois décalés de la réalité.

En 2024, la Coalition mondiale pour la santé mentale a publié une déclaration signée par cinquante experts. Ce document compile les signes observés dans les interventions publiques de Trump : baisse du niveau de langue, usage de termes haineux ou confus, comportement égocentrique, et difficultés à suivre un fil logique dans ses discours.

Le psychologue Harry Segal, de l’université Cornell, renforce cette inquiétude. Selon lui, le niveau de complexité de ses prises de parole a chuté. Il cite un discours tenu devant l’Economic Club of New York : « Il parlait de manière si incohérente que même ses partisans se sont sentis mal à l’aise ».

Une santé mentale déclinante selon plusieurs spécialistes

John Gartner, un autre expert en psychologie, a quant à lui analysé de nombreuses interventions de Trump. Il affirme que l’ancien président semble souvent chercher ses mots. Il commence une phrase avec un mot, puis l’interrompt pour le remplacer maladroitement, comme s’il avait oublié la suite. Gartner évoque aussi une tendance à répéter les mêmes expressions ou à improviser des termes inexistants.

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Tous ces signes peuvent évoquer des troubles cognitifs progressifs. Bien sûr, seul un diagnostic formel pourrait le confirmer. Mais l’accumulation d’erreurs, de confusions et de formulations étranges dans ses discours, suscite de plus en plus d’inquiétudes, y compris chez certains membres de son entourage.

Malgré cela, Trump continue sa campagne pour revenir à la Maison Blanche en 2026. Il se présente comme un homme fort, apte à diriger à nouveau la première puissance mondiale. Ses partisans minimisent ces alertes, les qualifiant de manœuvres politiques ou de tentatives de déstabilisation orchestrées par ses opposants.

Une question politique… mais surtout médicale

Il faut rappeler que Donald Trump n’est pas le seul président âgé à susciter des interrogations. Joe Biden, son principal rival, est également confronté à des critiques sur ses capacités cognitives. Toutefois, les alertes concernant Trump s’appuient sur des analyses médicales plus poussées, notamment des études linguistiques, des comparaisons temporelles et des témoignages d’experts reconnus.

L’enjeu dépasse la simple rivalité électorale. Il s’agit de savoir si un candidat, exposé à des responsabilités colossales, est mentalement apte à les assumer. Les États-Unis ne disposent d’aucun protocole clair pour évaluer publiquement la santé mentale d’un président. Tout repose donc sur les déclarations des médecins personnels, nommés par les intéressés eux-mêmes.

Dans ce contexte, les appels à la transparence se multiplient. Plusieurs voix réclament la mise en place d’une commission médicale indépendante, capable d’évaluer objectivement l’état de santé des dirigeants politiques. Une mesure qui permettrait de rassurer l’opinion publique et d’éviter les spéculations.


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