Cette année, le secteur automobile va vivre une transformation majeure. Plusieurs accessoires deviendront obligatoires dans les voitures à partir du mois de juillet. Cette réforme promet de révolutionner le quotidien des automobilistes. Voici donc un aperçu des dispositifs qui devront désormais équiper chaque véhicule circulant sur nos routes.
Face à la hausse des accidents impliquant des voitures
Ces derniers temps, le nombre d’accidents de la route a connu une hausse inquiétante. Selon les estimations de l’ONISR, en mars 2024, 254 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine.
Face à cette situation alarmante, la Commission européenne a décidé de passer à l’offensive. Elle a adopté une nouvelle mesure issue de la norme baptisée Global Safety Regulation 2 ou GSR 2.
Dès le 7 juillet, les nouveaux modèles de voitures devraient s’équiper de systèmes d’aides à la conduite. Cette mesure salutaire vise à réduire significativement le risque d’accident.
Selon les projections, cette initiative pourrait sauver plus de 25 000 vies et éviter environ 140 000 blessés d’ici 2038. L’objectif ultime ? Atteindre le cap ambitieux de « zéro mort sur les routes » en 2050. Cette mesure de conformité permet de rendre les voitures plus sûres lors de la conduite.
Des systèmes utiles pour la conduite en voitures
À partir de juillet, tous les producteurs doivent équiper leurs voitures de divers systèmes d’aides à la conduite. Parmi ces dispositifs figurent :
– Le freinage d’urgence autonome ;
– Le limiteur de vitesse intelligent ;
– L’aide au maintien dans la voie ;
– L’avertisseur de somnolence ;
– La détection d’obstacle en marche arrière ;
– Le système de surveillance de la pression des pneus ;
– La protection contre les cyberattaques ;
– L’enregistreur de données en cas d’accident ;
– La boîte noire.
La boîte noire permet de « mieux comprendre les circonstances des accidents » explique l’Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle. Il s’agit d’un enregistreur de données d’événements qui sert particulièrement dans les analyses d’accidentologie.
Face à cette mesure, une question se pose : qu’en est-il des voitures anciens modèles ? Certains véhicules disposent déjà de certains de ces systèmes. Mais ceux qui n’en ont pas ne nécessitent pas de mise à jour obligatoire.
Une mesure appréciée
De nombreux automobilistes et experts du secteur automobile s’accordent sur l’utilité de cette mesure. Conscients des avantages qu’elle apporte pour la sécurité routière, ils estiment alors que ces systèmes sont indispensables.
« Si on n’arrive pas à améliorer le comportement des conducteurs de façon naturelle, il faut mettre des aides pour améliorer leur conduite. », affirme le Provençal.
À lireAutomobilistes : cette marque de voiture française est la plus souvent en panneAnthony Alvaro, expert de la marque Audi dans une concession du groupe BYmyCAR soutient fermement cette nouvelle règle. Il souligne notamment l’importance du régulateur de vitesse, affirmant que les voitures dépourvues de ce dispositif représentent « un manquement ».
Malgré cet accueil positif, certains estiment que la réglementation pourrait aller plus loin. Julien Thibault pointe par exemple du doigt l’absence d’un éthylotest anti-démarrage. Or, il affirme que l’alcool est la seconde cause de mortalité routière en France. L’intégration de cet équipement serait ainsi une avancée significative pour une meilleure sécurité.
Certains observateurs disent par ailleurs que ces options constituent également une technique de vente efficace pour les constructeurs de voitures. Toutefois, les automobilistes restent libres de désactiver ces aides à la conduite, précise La Provence. Et ils doivent le faire à chaque démarrage.

