Les automobilistes les plus prudents font toujours de leur mieux pour éviter les risques dès qu’ils mettent un pied dans leur véhicule. Ils prennent garde au Code de la route, ainsi qu’aux règles morales envers les autres usages de la route. Pourtant, indépendamment de leur volonté, ils s’exposent à un danger de haut niveau en montant dans leur voiture.
La vie des automobilistes en danger
Les automobilistes français et leurs voitures entretiennent une relation intime, presque fusionnelle. En effet, leurs véhicules sont bien plus que de simples moyens de transport. Ils incarnent des souvenirs, des émotions et des moments de vie.
Que ce soit lors d’un road trip estival, dans les embouteillages du quotidien ou lors d’une panne inopinée, la voiture représente un compagnon de vie au quotidien. L’enquête CSA « Nos vies en voiture », publiée par Citroën en préambule du Mondial de Paris il y a quelques années, souligne cette idée.
Elle révèle en fait qu’un Français passerait en moyenne 3 ans et 10 mois de sa vie dans une voiture. Ce temps se répartit en 2 ans et 8 mois de conduite et 1 an et 2 mois en tant que passager. Autrement dit, nos véhicules font partie intégrante de notre existence.
À lire1,24 €/L : le prix hallucinant du diesel dans cette région fait réagir les automobilistesPourtant, une autre étude menée par des chercheurs des États-Unis et du Canada révèle un aspect moins romantique de cette relation. Monter dans leur voiture ne serait pas sans danger pour les automobilistes.
Selon cette étude, à chaque fois que vous prenez place dans votre véhicule, vous mettez votre vie en jeu. Et ce n’est pas à cause de la conduite elle-même, mais d’autres facteurs.
Des substances nocives pour la santé
Depuis 2015, des chercheurs ont mis en lumière une découverte troublante : de nombreuses voitures contiennent des matériaux potentiellement cancérigènes. Cette étude, publiée dans ACS Publications, pointe du doigt les véhicules fabriqués aux États-Unis, qui seraient majoritairement concernés.
L’équipe de chercheurs a minutieusement analysé plus de 101 véhicules produits aux États-Unis. Le résultat est alarmant, 99 % d’entre eux contenaient des esters organophosphorés (OPE), une substance ignifuge. Ce composé, utilisé pour réduire le risque d’incendie, semble avoir un lien inquiétant avec le développement de cancers.
À lireCe site recense les voitures contrôlées par des radars privés : comment ça marcheÉgalement appelée « phosphate de tris », cette substance est couramment utilisée comme retardateur de flamme dans les matériaux automobiles. Elle se trouve notamment dans les sièges, les garnitures intérieures, les panneaux de porte et d’autres composants.
Malheureusement, ce produit chimique n’est pas sans conséquences pour la santé humaine. Plusieurs études ont établi un lien entre le phosphate de tris et le développement de divers types de cancers.
Des risques pour les automobilistes et les passagers
Les automobilistes et les passagers passent de nombreuses heures dans leur voiture, exposés aux matériaux qui la composent. Le contact prolongé avec le phosphate de tris peut entraîner une absorption cutanée et respiratoire de cette substance toxique.
Le professeur Heather Stapleton, co-auteur de l’étude, précise d’ailleurs des risques comme le cancer du sein, le cancer de la vessie et le cancer du rein.
Néanmoins, il existe des conseils pour minimiser le danger. Vous pouvez, par exemple, bien ventiler l’intérieur de votre voiture, surtout par un temps chaud. Ainsi, vous vous exposerez moins à l’inhalation de ces substances potentiellement dangereuses.

