Selon les statistiques, les automobilistes constituent la population la plus exposée au danger de tous moyens de locomotion confondus. Statistiquement parlant, il existe bien plus d’accidents de voiture que de motos ou de vélos. Ceux qui prennent l’avion ou le bateau connaissent également moins de problèmes que les automobilistes.
Toutefois, nous parlons là uniquement des sources extérieures de menaces pour l’automobiliste. Pourtant, il ferait bien de se méfier de son véhicule qui contient une substance qui le tue à petit feu. Initialement censé le protéger, ce produit lui mine la santé. Découvrons-le afin de prendre les mesures adéquates.
Des millions d’automobilistes intoxiqués
Mine de rien, les automobilistes font partie des personnes les plus stressées du monde. Déjà, conduire implique parfois de devoir supporter les cris et les disputes des enfants à l’intérieur. Ces conditions ne sont pas des plus confortables et peuvent mener à s’énerver. De là peuvent venir différents incidents.
À part ce danger intérieur, d’autres paramètres mettent la vie de l’automobiliste en danger. Il s’agit en fait d’un constituant qui vise à protéger l’intérieur de l’habitacle et de ses occupants.
On parle ici des retardateurs de flamme. Il s’agit de produits chimiques qui, comme leur nom l’indique, visent à reculer le plus longtemps possible l’apparition de flammes.
À lire1,24 €/L : le prix hallucinant du diesel dans cette région fait réagir les automobilistesCertes, cette initiative part d’un bon sentiment. Seulement, les concepteurs n’ont envisagé que l’aspect technique et ont négligé le côté sanitaire. Or, à l’heure actuelle, des millions d’automobilistes mettent leur vie en danger, rien qu’en respirant l’air de leur voiture.
Aucun automobiliste à l’abri ?
Une étude effectuée par Environmental Science & Technologies tire la sonnette d’alarme pour des millions d’automobilistes. Elle vient de mettre en lumière le danger que représentent les retardateurs d’incendie.
Les concepteurs automobiles déversent ces produits chimiques dans les mousses de siège. Il se trouve que les automobilistes passent le plus clair de leur temps à s’asseoir dans une voiture. Il s’agit donc de l’endroit à sécuriser au mieux.
Cependant, en s’installant à leur place, les automobilistes inhalent continuellement les produits chimiques toxiques. Les conséquences sur l’organisme ne se montrent pas tendres.
On répertorie des risques pour les conducteurs ainsi que pour les autres occupants de la voiture. « C’est particulièrement inquiétant pour ceux qui effectuent des trajets plus longs et pour les jeunes passagers », appuie Rebecca Hoehn. Il s’agit du médecin qui a mené les recherches de cette étude.
À lireCe site recense les voitures contrôlées par des radars privés : comment ça marcheLes conséquences sont nombreuses et peu rassurantes. On associe les retardateurs de flamme à plusieurs maux sous-jacents à ces produits. Les données de l’étude parlent de « cancers, des risques d’infertilité, d’affections de la thyroïde et altération du système nerveux. »
Comment limiter les dangers ?
Le danger pour les automobilistes est réel. Cependant, certains facteurs augmentent encore plus les risques de nocivité.
La chaleur en particulier tend à favoriser la propagation des produits chimiques dans l’habitacle de la voiture. Selon les propos de Lydia Jhal « la chaleur facilite le dégagement gazeux des retardateurs d’incendie ». Cette autre initiatrice de cette étude a prévenu du danger.
Il s’agit maintenant pour l’automobiliste de savoir se comporter face à cette situation. Au moment où il regagne sa voiture, beaucoup de retardateurs d’incendie se sont propagés dans l’habitacle. Il faut donc les laisser s’échapper en ouvrant les vitres, mais ne surtout pas utiliser le mode recirculation d’air.

