vec plus de 60 000 nouveaux cas estimés en 2023, le cancer du sein reste le cancer le plus fréquent chez les femmes en France. Pourtant, détecté tôt, il se soigne dans 9 cas sur 10. À l’occasion d’Octobre rose, mois de sensibilisation au dépistage, une dermatologue a partagé les signes cutanés à repérer pour alerter sur un éventuel cancer du sein. Voici ce qu’il faut savoir.
Les signes cutanés à surveiller
La peau des seins peut révéler des signes précoces de cancer. Selon la dermatologue Dima Haidar, connue sous le nom de @docteur_skin sur les réseaux sociaux, plusieurs changements doivent alerter. Tout d’abord, un gonflement ou une asymétrie peut indiquer un problème. Par exemple, un sein qui semble plus gros ou déformé par rapport à l’autre doit attirer l’attention.
Ensuite, la texture de la peau peut changer. Une peau qui devient cartonnée ou fripée, comme une « peau d’orange », est un signe à ne pas ignorer. Enfin, des rougeurs persistantes, surtout si elles sont dures, peuvent être associées à des formes spécifiques de cancer, comme la maladie de Paget.
Les changements au niveau des mamelons
Les mamelons peuvent également donner des indices précieux. Premièrement, une rétractation ou une inversion du mamelon doit alerter. Si vous remarquez que votre mamelon se rétracte ou rentre vers l’intérieur, consultez un médecin.
À lireCancer colorectal : ce signe discret dans les selles à ne jamais ignorerDe plus, des écoulements jaunes ou sanglants, sans lien avec l’allaitement, sont un autre signe d’alerte. Enfin, une modification de la taille ou de la texture du mamelon, comme un durcissement ou une augmentation de volume, doit également inciter à consulter rapidement.
Les ganglions : un autre signe d’alerte
La présence de ganglions durs au niveau des aisselles ou des clavicules peut être un signe de cancer du sein. Ces ganglions, souvent indolores, résultent de la propagation des cellules cancéreuses dans le système lymphatique.
Par conséquent, si vous remarquez une boule inhabituelle dans ces zones, il est essentiel de consulter un professionnel de santé pour un examen approfondi.
L’importance du dépistage précoce
Le dépistage précoce est crucial pour améliorer les chances de guérison. En France, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à réaliser une mammographie tous les deux ans dans le cadre du dépistage organisé. Cependant, les femmes plus jeunes ou présentant des facteurs de risque (antécédents familiaux, mutations génétiques) doivent également être vigilantes.
En plus des examens médicaux, l’auto-examen des seins est une pratique simple et efficace pour détecter des anomalies. Voici comment procéder :
- Inspectez visuellement vos seins devant un miroir pour repérer des changements de forme, de taille ou de texture.
- Palpez vos seins avec la pulpe des doigts pour détecter des masses ou des zones dures.
- Surveillez vos mamelons et la peau environnante pour repérer des écoulements ou des rougeurs.
Les facteurs de risque à connaître
Certains facteurs augmentent le risque de développer un cancer du sein. Parmi eux, on retrouve :
- L’âge : le risque augmente après 50 ans.
- Les antécédents familiaux : un parent proche atteint de cancer du sein peut augmenter votre risque.
- Les mutations génétiques : les mutations BRCA1 et BRCA2 sont associées à un risque accru.
- Le mode de vie : l’obésité, la sédentarité et la consommation d’alcool sont des facteurs modifiables qui influencent le risque.
Le cancer du sein est une maladie grave, mais un diagnostic précoce peut sauver des vies. En surveillant les signes cutanés, les changements au niveau des mamelons et la présence de ganglions, vous pouvez agir rapidement en cas d’anomalie. N’oubliez pas : le dépistage et la prévention sont vos meilleurs alliés pour protéger votre santé.

