Bonne nouvelle pour vos finances ! En effet, l’inflation, qui grignote le pouvoir d’achat des ménages, ralentit nettement. Selon les chiffres de l’Insee, elle est tombée à 1,9 % en août, son plus bas niveau depuis trois ans. Outre le fait d’avoir un impact sur les dépenses courantes, ce ralentissement de l’inflation devrait aussi influer sur le rendement net des produits d’épargne comme le Livret A.
Livret A et LDDS : un rendement net positif
Les épargnants du Livret A et du LDDS ont le sourire. Avec le gel de leur taux à 3 % jusqu’au 1er février 2025, ces livrets affichent un taux d’intérêt réel positif. À vrai dire, la baisse de l’inflation a mécaniquement fait grimper leur rendement net.
Aujourd’hui, ce dernier est à hauteur de 1,1 %. Cela signifie que l’argent placé sur ces livrets rapporte un peu plus, mois après mois. Cette bonne nouvelle profite tout particulièrement aux détenteurs d’un Livret A au plafond de 22 950 euros.
Dans les faits, ils peuvent empocher 21 euros d’intérêts nets par mois avec ce taux. C’est-à-dire, pour un encours moyen de 7 000 euros, la rémunération atteint 6,40 euros. Un coup de pouce bienvenu en cette période d’incertitudes économiques.
Le LEP, plus intéressant que le Livret A ?
Le Livret d’Épargne Populaire reste une valeur sûre pour les petits budgets en cette rentrée. Malgré la baisse de son taux d’intérêt à 4 % depuis le 1er août 2024, le LEP conserve une rémunération plutôt attractive pour les ménages modestes.
En effet, son rendement net reste positif. Dans le détail, après déduction de l’inflation et des prélèvements, celui-ci atteint 2,1 %. Autrement dit, en termes de taux d’intérêt réels, le LEP est le plus rentable avec un point de plus que le Livret A.
Concrètement, un épargnant ayant atteint le plafond de 10 000 euros peut ainsi gagner environ 17,5 euros d’intérêts par mois. Une aubaine pour ceux qui souhaitent faire fructifier leurs économies tout en bénéficiant d’une fiscalité avantageuse.
PEL et CEL : un rendement net négatif ?
Les Plans d’épargne logement et les Comptes d’épargne logement, privilégiés pour financer un projet immobilier, voient leur attractivité baisser avec l’inflation. Pourtant, les taux bruts de ces produits d’épargne réglementés semblent alléchants.
À lireLivret A en 2026 : l’épargne s’érode, ce que vous devez savoirCe dernier est de 2,25 % pour un PEL ouvert en 2023 et de 2 % pour un CEL. Cela dit, la réalité est moins reluisante que pour le Livret A après les prélèvements sociaux et les impôts. En l’occurrence, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %.
Ainsi, le taux net d’un PEL passe de 2,25 % à 1,58 % tandis que celui d’un CEL va de 2 % à 1,4 %. Or, il faut savoir que l’inflation doit encore passer par là. Ce passage amoindrit leur rentabilité, faisant baisser le pouvoir d’achat des épargnants.
Le rendement réel d’un PEL devient alors négatif, soit -0,32 %. Quant à celui d’un CEL, c’est pire (-0,5 %). Ces chiffres signifient donc que placer son argent sur un PEL ou un CEL revient aujourd’hui à le voir perdre de sa valeur de jour en jour.
Quid de l’assurance-vie en fonds euros ?
Même si le Livret A est le placement préféré des Français, les plus soucieux de sécuriser leur épargne se tournent traditionnellement vers l’assurance-vie en fonds euros. Cette dernière devrait offrir un rendement moyen de 2,5 % cette année, soit un léger recul par rapport à 2023.
Toutefois, il convient de rappeler que la fiscalité impacte fortement le rendement de l’assurance-vie. Pour les contrats de plus de 8 ans, les prélèvements sociaux s’élèvent à 17,2 %, réduisant ainsi le rendement net à 2,1 % et le rendement réel à 0,2 % compte tenu de l’inflation.

