L’Unédic, l’organisme qui gère l’assurance-chômage, a décidé de revaloriser le montant de l’allocation d’Aide au retour à l’emploi ou ARE. Cette mesure qui s’adresse aux chômeurs entrera en vigueur dès le mois prochain. Découvrez dans cet article la somme que ces derniers vont pouvoir toucher.
Chômage : hausse du montant des aides
L’État vient en aide aux personnes au chômage pour qu’elles reçoivent un revenu minimal afin de subsister. Avec la hausse des prix, ces coups de pouce financiers ne permettent pas de couvrir toutes les dépenses.
Conscient de cela, l’organisme chargé de gérer l’assurance-chômage a augmenté le montant de l’Aide au retour à l’emploi (ARE) ce jeudi 27 juin. Selon les déclarations de l’Unédic, la hausse s’élèverait à 1,2 %. À savoir :
– Le montant journalier de l’ARE passe de 31,59 à 31,97 euros
– La partie fixe de l’aide au chômage passe de 12,95 à 13,11 euros (cela s’ajoute à la partie proportionnelle)
À lireChômage après 50 ans : Les mesures qui bouleversent tout en 2025– Le montant de l’ARE-F (Aide au retour à l’emploi formation) passe de 22,61 à 22,88 euros
– Le plancher concernant l’application du coefficient de dégressivité passe de 63,72 à 64,48 euros
Cette hausse concerne aussi le Salaire journalier de référence ou SJR. Pour rappel, il s’agit du salaire brut que le salarié a gagné au cours d’une période de référence. Il entre par ailleurs dans le calcul de l’allocation.
En tout cas, les personnes au chômage verront son montant augmenter de 1,2 %. Toutefois, pour ce faire, il faut que l’intégralité des rémunérations qui le composent datent de 6 mois ou plus. Sans quoi, il n’y a pas de hausse.
Rappelons qu’en 2023, les allocations chômage ont connu deux hausses. Soit, 1,9 % en avril et 1,9 % en juillet. « En moyenne, la revalorisation annuelle a été de 1,68 % lors des 5 dernières années », souligne l’Unédic.
Les syndicats défavorables à la hausse ?
Bien que certains puissent juger cette hausse insuffisante, elle résulte néanmoins d’une bataille féroce. Preuve en est l’ambiance tendue au conseil d’administration de l’Unédic. C’est ce qu’évoque Denis Gravouil auprès de Merci Pour l’Info.
En effet, selon le responsable de l’assurance-chômage à la Confédération générale du travail (CGT), les représentants patronaux du conseil ont exigé une hausse de 1 %. Après des discussions, ils ont fini par proposer le taux actuel : 1,2 %.
« Les syndicats étaient défavorables à une hausse aussi faible, mais si nous avions voté contre, il n’y aurait pas eu de hausse du tout. Nous nous sommes donc abstenus », détaille celui qui est en charge de l’assurance-chômage à la CGT.
Bien entendu, la Confédération générale du travail déplore cette faible hausse. Surtout, compte tenu du fait que les minima sociaux ont progressé de 4,6 % au 1er avril dernier. En outre, la CGT a également parlé du taux d’inflation.
À lireCe qui change pour votre RSA, chômage et arrêts maladie dès le 1er avrilSelon les chiffres de l’Insee, les prix à la consommation ont augmenté de 2,1 % sur un an au moins de juin. Autrement dit, avec son taux de 1,2 %, l’augmentation du montant des allocations chômage ne suit pas la tendance de l’inflation.
C’est à l’aune de ces éléments que la CGT a bataillé. « J’ai dit au patronat qu’il était complice de la désespérance sociale », explique Denis Gravouil à nos confrères. Avec ces propos, l’homme fait en fait référence à un projet de décret.
En somme, ce texte vise à durcir les conditions d’indemnisation à compter du 1er décembre prochain. Pourtant, trois organisations patronales ont voté pour. Ce sont notamment la CPME, le Medef et l’U2P.
Bon à savoir : la hausse des aides au chômage coûtera 150 millions d’euros cette année et 210 millions d’euros en 2025, selon l’Unédic.

