Vous l’avez peut-être remarqué sans y prêter attention. Certaines lettres ou combinaisons de lettres sont absentes de nos plaques d’immatriculation. Par exemple, depuis 2009, les autorités ont supprimé trois caractères alphabétiques du système d’immatriculation français. Alors, quelles sont ces lettres et quels étaient les facteurs qui ont motivé cette décision ? Nous faisons le point dans cet article.
Réforme des plaques d’immatriculation
Il y a 15 ans, une grande réforme a révolutionné l’immatriculation des plaques de tous les véhicules en France. Dans le détail, en 2009, le gouvernement a remplacé le dispositif de gestion des cartes grises par un nouveau système.
C’est celui qui est toujours en vigueur aujourd’hui. À savoir, le SIV ou Système d’Immatriculation d’un Véhicule. À vrai dire, il s’agit d’un logiciel qui génère le numéro de tous les nouveaux véhicules en France de manière chronologique.
Notons que les vieux modèles peuvent recevoir de nouvelles plaques d’immatriculation. Notamment quand elles sont encore immatriculées avec l’ancien régime, désormais obsolète. Selon le site du gouvernement, ce changement survient quand :
– les conducteurs changent d’adresse ;
À lireSous l’influence de la lune rose, ces 3 signes pourraient voir leur vie changer– les propriétaires d’anciens véhicules obtiennent un duplicata de leur carte grise.
Comme vous pouvez vous en douter, le SIV a apporté toute une série de changements. Le plus notable est la mise en place d’une nouvelle forme de numérotation. En effet, depuis 2009, chaque plaque suit une formule précise : deux lettres, trois chiffres et deux lettres.
Mais ce n’est pas tout ! L’entrée en vigueur de ce nouveau système a également sonné la disparition de trois lettres des plaques d’immatriculation. Cette décision, moins connue du grand public, a une raison bien précise que nous détaillerons dans les prochaines lignes.
Ces 3 lettres ont déserté nos plaques
Saviez-vous que les voyelles I, O et U ont déserté nos plaques d’immatriculation depuis 15 ans ? La raison est en réalité toute bête. En effet, elles ont disparu tout simplement parce qu’elles peuvent facilement être confondues avec des chiffres.
Vous aurez remarqué qu’un I peut se confondre avec un 1, un O avec un 0 et un U avec un V. Or, sur les clichés des radars, ces confusions peuvent avoir de lourdes conséquences. Par exemple, l’envoi d’un PV de verbalisation à une mauvaise adresse.
En clair, pour éviter les erreurs d’identification et les mauvaises surprises lors d’un contrôle, le gouvernement a donc préféré jouer la carte de la sécurité et interdire ces lettres. Voilà pourquoi nos plaques d’immatriculation sont devenues plus standardisées.
À lireBarbecue gênant : vos droits et recours face aux nuisances estivalesOutre cette interdiction, certaines associations de caractères ne sont pas non plus possibles. De ce fait, vous ne verrez jamais « SS » figurer sur une plaque d’immatriculation française. Pourquoi ? Parce que ce sigle rappelle des traumatismes de la Seconde Guerre mondiale.
En effet, cette combinaison pourrait évoquer chez certains le régime allemand d’alors, rappelant par la même occasion cette période sombre. De même, dans le département de la Haute-Garonne, les autorités ont également interdit les plaques affichant le sigle « AZF ».
Cette disposition s’explique quant à elle par le tragique évènement survenu à l’usine portant le même initial en 2001. Afin de préserver la mémoire des victimes et d’éviter toute polémique, les autorités locales ont jugé nécessaire d’interdire cette combinaison.

