Peu de personnes accordent une grande importance à cet impôt sur leur bulletin de paie. Pourtant, il affecte presque tous les contribuables français, qu’ils perçoivent des salaires, des pensions de retraite ou des allocations chômage.
Malgré l’intention du gouvernement de supprimer cet impôt à la fin de l’année, une mauvaise nouvelle vient de tomber. La suppression n’entrera en vigueur que dans plusieurs années. Quelle est cette taxe et pourquoi avoir reporté sa suppression ?
L’impôt qui devait disparaître cette année
Souvent confondue avec la CSG, la CRDS est un impôt plutôt discret. La CRDS ou Contribution au Remboursement de la Dette Sociale a pour objectif, comme son nom l’indique, de faire disparaître l’endettement de la Sécurité sociale.
Créé en 1996, cet impôt concerne les salariés, les retraités et même les chômeurs. Prévue pour la première fois à disparaître en 2009, elle est en vigueur jusqu’à aujourd’hui. D’ailleurs, si le gouvernement envisageait de l’abroger à la fin de cette année, il a changé d’avis.
À lireImpôt 2025 : si votre salaire ne dépasse pas cette somme, vous ne paierez rienMalheureusement pour le contribuable, la prochaine date d’abolition est dans 9 ans. Ainsi, les Français vont devoir encore perdre une partie de leurs revenus jusqu’en 2033, au moins. Sinon, à combien ce taux s’élève-t-il exactement ?
Un pourcentage fixe pour les contribuables
Comme nous l’avons dit, beaucoup confondent la CRDS avec les cotisations retraites et la Contribution sociale généralisée (CSG). La confusion est compréhensible, car ces deux impôts sont complémentaires et ont, à quelques détails près, le même but.
En effet, ils ont pour objectif de pallier financièrement la Sécu. Si la CRDS se concentre sur les dettes de la Sécurité sociale, les CSG contribuent au financement du fonctionnement de cette dernière. Mis à part cela, ces deux impôts fonctionnent différemment.
Dans le détail, si la CSG est à taux variable en fonction du revenu déclaré, le prélèvement de la CRDS est à taux fixe. À savoir, 0,50 % des revenus. Un taux qui conduit inexorablement à une perte de revenus pour les particuliers.
Et d’après des simulations réalisées par ADP, rapportées par Boursorama, ce déficit peut impacter le pouvoir d’achat des Français. Prenons l’exemple d’un salarié gagnant 1 806,94 euros brut par mois. Avec 0,50 % en moins, ce dernier perd 9,17 euros par mois.
Vous vous dites certainement que c’est peu pour impacter son niveau de vie. Cependant, détrompez-vous, car cela fait 110,04 euros en un an. Jusqu’à la suppression de cet impôt en 2033, le salarié aurait donc perdu 990,36 euros. Cette somme constitue près de la moitié de son salaire.
Encore 136 milliards d’euros à résorber
Si le gouvernement a décidé de reporter la date d’abrogation de la CRDS, c’est à cause des dettes de la Sécurité sociale. La suppression de l’impôt prévue à la fin de 2024 se fera finalement pour plus tard. En effet, la pandémie a coûté plus cher que prévu à la Sécu.
À lireVous laissez filer 1 085 € d’impôt sans le savoir ? Voici comment les récupérerDans le détail, en raison de la pandémie de Covid-19, le gouvernement a pris la décision de déplacer 136 milliards d’euros supplémentaires de dette vers la Caisse d’amortissement de dette sociale (CADES). L’échéance de remboursement serait en 2033 ou sinon en 2042.

