La complexité du calcul de la pension conduit souvent un retraité à accorder une confiance aveugle aux caisses de retraite. Pourtant, même ces organismes ne sont pas à l’abri d’erreurs, et celles-ci ne sont pas rares. C’est notamment ce qu’indique un rapport de la Cour des Comptes publié en 2022.
Au total, sur 916 000 demandes, une pension sur 7 comportait une erreur financière. Ces erreurs peuvent être des omissions, comme la non-prise en compte d’une courte période de travail ou la naissance d’un enfant. Elles peuvent ainsi faire perdre des dizaines, voire des centaines d’euros par mois.
Un retraité doit bien préparer son départ
Le site info-retraite.fr facilite les démarches administratives permettant de faire sa demande en une seule fois. La demande est ensuite automatiquement transférée à l’ensemble des caisses de retraite de base et complémentaires.
Peu importe si le senior a cotisé auprès de l’Agirc-Arrco, la Cnav, la MSA, etc. Le futur bénéficiaire doit procéder 4 à 5 mois avant la date souhaitée de départ. Cela dit, il est préférable de créer son compte bien avant cette échéance.
Cela donnera au retraité le temps de vérifier les informations prises en compte. De cette manière, il pourra éviter d’éventuelles erreurs dans le calcul de la pension. Dès l’âge de 45 ans, un salarié peut obtenir un entretien d’information.
À lireCombien touche un militaire à la retraite ? Les règles de calcul enfin expliquéesPour ce faire, il n’aura qu’à approcher la caisse à laquelle il a cotisé pour sa pension. C’est d’ailleurs un moment opportun pour dresser un premier bilan de sa vie professionnelle en consultant son relevé de carrière sur Info Retraite, par exemple.
Quelques erreurs qui peuvent survenir
Parmi les erreurs à prendre en compte et qui peuvent être rapidement vérifiées, citons les années avec moins de 4 trimestres validés. Effectivement, il peut y en avoir malgré une année de travail complète. Évidemment, ce n’est pas normal.
Parfois, le retraité peut aussi observer des incohérences entre le relevé du régime général et celui de la pension complémentaire. Par exemple, il peut arriver qu’un employeur affiche un salaire élevé sur le régime général.
Pourtant, ce même employeur affiche que le nombre de points est faible du côté de la pension complémentaire. Le senior devrait ensuite vérifier que toutes les périodes de travail sont correctement enregistrées avec le montant de salaire approprié.
Certaines périodes peuvent aussi donner droit à des trimestres supplémentaires (ou à des points) et méritent une attention particulière. C’est notamment le cas des arrêts maladie, des périodes de chômage ou des congés maternité.
À lireCamping : retraité, il choisit cette solution… et le fisc lui réclame toutLes travaux d’utilité collective et les stages de formation professionnelle, tous deux effectués avant 2015, peuvent gonfler la pension d’un retraité. En outre, notez que certaines données manquantes peuvent résulter d’un oubli de la part du bénéficiaire.
Que doit faire le retraité en cas d’erreur ?
Pour que toutes les périodes de travail à l’étranger, la naissance ou l’adoption d’un enfant, l’éducation d’un enfant handicapé ou encore le rôle d’aidant familial fassent partie du calcul de la pension, une déclaration est nécessaire.
Par ailleurs, le retraité doit signaler tout élément suspect dans les relevés. En ce qui concerne le régime de base, une demande de régularisation en ligne dès l’âge de 55 ans peut se faire via le service « Corriger ma carrière » sur le site Info Retraite.
En cas d’erreurs, l’intéressé peut les contester dans les deux mois auprès de la Commission de Recours Amiabl (CRA). Pour les personnes touchant déjà leur pension, les délais pour les demandes de révision et la rétroactivité des corrections dépendent de chaque caisse.

