Les salariés peuvent se réjouir d’une nouvelle prometteuse. Bientôt, de nombreuses entreprises verseront une rallonge salariale à deux millions de travailleurs. Elle s’élève à plusieurs centaines d’euros et viendra compléter leur salaire.
Cette prime annuelle est une contribution automatique des entreprises et connaîtra une hausse notable cette année. Une aide bienvenue qui met du baume au cœur en cette période économique incertaine. Qu’en est-il réellement ?
Un bonus pour profiter des vacances
Avec l’été qui arrive, les familles planifient leurs vacances. Elles peuvent rester à la maison, visiter des proches ou partir en voyage. Toutefois, le budget limite souvent les possibilités. Heureusement, certains employeurs aident en offrant une prime de vacances aux salariés.
Cependant, celle-ci n’est pas obligatoire pour tous. En revanche, une convention collective, un usage de l’entreprise, un contrat de travail, ou une décision de l’employeur peut l’imposer. Les employeurs versent cette prime en complément de rémunération pendant l’été.
À lireTous les salariés vont bénéficier de plus de congés : cette nouveauté qui va tout changerIls cherchent ainsi à renforcer le pouvoir d’achat des travailleurs pour qu’ils profitent mieux de leurs vacances. Quant à son montant, il peut être fixe ou proportionnel au salaire ou aux indemnités des employés. En général, les employeurs versent cette prime en une seule fois.
Cette dernière apparaît ensuite sur la fiche de paie dans la section du salaire brut des salariés. Les cotisations et contributions sociales, ainsi que l’impôt sur le revenu, s’appliquent aussi à cette prime. En somme, elle suit les mêmes règles que le salaire habituel en termes de fiscalité.
Une prime en hausse pour plusieurs salariés
La méthode de calcul de la prime de vacances dépend des conventions collectives ou des règlements internes de l’entreprise. L’employeur peut décider du mode de calcul, sauf si des accords spécifiques s’appliquent. La prime peut alors être fixe, variable selon le salaire, ou le pourcentage des indemnités de congés payés.
Les conventions Syntec et BTP calculent d’ailleurs cette prime comme un pourcentage des indemnités de congés payés. En 2024, la prime de vacances augmentera pour la majorité des salariés. Cette hausse résulte du fait que la prime est un pourcentage du salaire ou des indemnités de congés payés.
À lireCette amende colossale pour tous les salariés qui travaillent ce jour précis durant les JO 2024Ainsi, si la paie d’un salarié a augmenté, la prime de vacances sera aussi plus élevée par rapport à 2023. La hausse sera proportionnelle, à moins que l’entreprise ne décide d’augmenter cette prime de façon spécifique. Pour les travailleurs sous la convention Syntec, la prime équivaut à 10 % de la rémunération brute annuelle.
Par exemple, un salarié touchant 1950 euros par mois recevra une prime brute de 300 euros. Soit environ 250 euros nets. Dans le BTP, le calcul diffère. La prime équivaut à 30 % de l’indemnité pour 24 jours de congés payés. Par conséquent, les salariés qui perçoivent 2 000 euros nets par mois toucheront une prime d’environ 880 euros.
Pour rappel, le versement doit avoir lieu entre début juin et fin octobre, la période des congés principaux. En pratique, l’entreprise verse souvent la prime avec les salaires de mai, juin, juillet ou août. Cela offre un soutien financier supplémentaire aux travailleurs pour profiter de leurs vacances.

