En plus de la retraite de base, certains Français peuvent toucher une retraite complémentaire. C’est le cas, notamment, des salariés du privé. Durant leur carrière, ils cotisent auprès de l’organisme Agirc-Arrco. C’est lui qui est en charge du calcul et du versement de leur pension complémentaire.
Selon la situation, le montant qu’ils peuvent espérer toucher augmente significativement. Et c’est donc une bonne nouvelle que nous annonçons à certains Français. S’ils répondent aux conditions, ils peuvent toucher un pourcentage intéressant en plus sur la pension qu’ils reçoivent tous les mois. Découvrons ensemble de quoi il s’agit.
Retraite complémentaire : une majoration intéressante
Il faut savoir que l’Agirc-Arrco met en place une majoration pour certaines pensions de retraite complémentaire. Cette majoration concerne les parents et uniquement les parents. Pour en profiter, il faut cependant respecter des conditions que tous les parents ne valident pas.
Cette surcote nous vient tout droit de la récente réforme du gouvernement d’Emmanuel Macron. Elle permet une augmentation de 5 % à 10 % aux parents retraités. Pour en profiter, les parents d’avoir au moins un enfant à charge ou avoir élevé trois enfants.
À lireCombien touche un militaire à la retraite ? Les règles de calcul enfin expliquéesQu’entend l’administration par « enfant à charge » ? Les profils suivants entrent dans cette catégorie : les mineurs (moins de 18 ans), les étudiants entre 18 et 25 ans, les enfants en situation d’invalidité avant l’âge de 21 ans. Si vous partez à la retraite avec une enfant à charge, vous profitez d’une surcote de 5 %. Elle est temporaire tant que vous avez la charge de votre enfant.
Des démarches à suivre
Chaque année, l’Agirc-Arrco envoie aux parents retraités un document qui permet de vérifier si leurs enfants sont toujours à leur charge. Les parents doivent compléter le document, y ajouter les justificatifs nécessaires, et le renvoyer.
Les justificatifs peuvent inclure un certificat de scolarité, un certificat d’apprentissage, une attestation d’inscription à Pôle emploi, ou une carte d’invalidité. Les retraités ont généralement un mois, à partir d’octobre, pour répondre à ce courrier, faute de quoi ils risquent de perdre leurs droits à la majoration familiale.
Il est crucial de ne pas manquer cette formalité annuelle. L’Agirc-Arrco souligne également l’importance de vérifier régulièrement son relevé de carrière pour déceler et corriger d’éventuelles erreurs.
Retraite : les avantages de la surcote
La surcote parentale profite aux deux parents. Initialement, elle concernait uniquement les mères pénalisées par le report de l’âge de la retraite à 64 ans. Mais elle s’applique désormais aussi aux pères.
La surcote familiale est cumulative et proportionnelle au nombre d’enfants à charge. Avec deux enfants à charge, la majoration est de 10 %, et elle atteint 15 % avec trois enfants. Les majorations augmentent ainsi en fonction du nombre d’enfants sous la responsabilité du senior.
La surcote a une durée limitée, ne s’appliquant que tant que le retraité a au moins un enfant à charge. Toutefois, si le senior est éligible à la surcote de 10 % (celle pour avoir élevé trois enfants), celle-ci prendra le relais lorsque la surcote de 5 % expirera. Bien que les deux surcotes ne soient pas cumulables, elles peuvent se succéder.
À lireCamping : retraité, il choisit cette solution… et le fisc lui réclame toutAinsi, ce dispositif très intéressant vise à soutenir les parents en reconnaissant leurs responsabilités familiales. Il est impératif de ne pas passer à côté et de fournir tous les documents nécessairres pour en profiter.

