Les lois d’une année ne sont pas les lois d’une autre. Les autorités prennent conscience de problèmes de sociétés qu’elles mettaient de côté par le passé. Aujourd’hui, les règles concernant la pollution se développent et concernent directement les automobilistes.
En effet, l’enjeu écologique est un problème majeur du 21ᵉ siècle. Pendant trop d’années, les pouvoirs publics le niaient. Mais les experts ne changent pas leur fusil d’épaule depuis des décennies. Nous courons droit vers la catastrophe sans changement notable quant à nos habitudes.
Automobilistes : des dangers pour notre santé ?
Aujourd’hui, l’Union européenne est consciente du danger que présentent les automobilistes. Pour plusieurs raisons. D’un point de vue écologique, donc, mais également du point de vue des accidents. La voiture est encore, en 2024, le moyen de locomotion le plus mortel au monde.
Pour changer cela, elle veut rendre obligatoire, dès cet été, des innovations technologiques qui permettent au véhicule de repérer la somnolence ou le manque de concentration des automobilistes. Cette technologie efficace pourrait diminuer grandement ce fléau de l’endormissement au volant, responsable de milliers de morts chaque année.
Le but de l’Union européenne est d’atteindre un ambitieux chiffre de 0 accident sur les routes en 2050. Et ce n’est pas le seul enjeu. Le danger réside également dans la pollution et dans les particules fines que dégagent les véhicules thermiques.
Les automobilistes et les vignettes Crit’Air
Les autorités ne peuvent plus tourner le regard. Elles ne peuvent plus dire qu’elles ne savaient pas que la pollution provoque des dégâts sur la santé. De nombreuses études soulignent les dangers et les experts demandent des ajustements depuis des années.
Alors, à partir de juillet 2024, certains automobilistes feront face à des restrictions de circulation. Pour circuler dans certaines villes, ils devront se référer à leur vignette Crit’Air, qui indique le niveau de pollution de leur véhicule. Les voitures sont classées selon leur date de production : plus elles sont récentes, moins elles émettent de polluants.
À lireCe site recense les voitures contrôlées par des radars privés : comment ça marcheLes automobilistes qui ne respectent pas ces restrictions risquent de payer une amende de 68 euros s’ils roulent avec un véhicule léger. Pour les poids lourds, l’amende est de 135 euros.
Les villes qui limitent la liberté de certains conducteurs
Des changements importants s’annoncent ainsi pour le mois de juillet 2024. À Paris, la pollution est un problème réel. La qualité de l’air est si mauvaise que de nombreuses personnes ressentent déjà les effets de la pollution. Alors, à partir du 1ᵉʳ juillet 2024, les automobilistes qui affichent une vignette Crit’Air 2 ne pourront plus conduire dans le Grand Paris.
Pour d’autres villes, la limitation concerne les véhicules Crit’Air 4. Nous pensons notamment à Strasbourg, Rouen, Toulouse, Saint-Étienne, Grenoble, Lyon, Reims, Marseille, Nice et Montpellier.
Toutes ces villes possèdent ce que nous appelons des ZFE, des zones à faibles émissions. Ces zones sont obligatoires pour les villes selon la qualité de l’air et la densité de population. Par exemple, la première ZFE de Paris voit le jour en 2017, tandis qu’il faut attendre 2020 pour que la ville de Lyon ne la mette en place.

