Dans certaines régions de France, les occupations illégales se multiplient, laissant les propriétaires désemparés. Les procédures d’expulsion étant souvent longues, beaucoup doivent patienter plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de récupérer leur bien. En Haute-Garonne, un homme a décidé de ne plus attendre. Face à des squatteurs installés sur son terrain, il a choisi la manière forte.
Une affaire qui secoue la Haute-Garonne
Près de Toulouse, dans la commune de Portet-sur-Garonne, un terrain était régulièrement envahi par des squatteurs. Selon La Dépêche du Midi, il s’agissait d’un groupe de gens du voyage.
Après plusieurs occupations successives, le propriétaire, épuisé, a donné un ultimatum de 48 heures pour que les intrus quittent les lieux. Sans réponse, il a mis sa menace à exécution.
« Il y en a marre. Cela fait plusieurs fois que mon terrain est occupé. Maintenant, ça suffit », a-t-il déclaré.
Une bétonneuse pour bloquer la sortie
Plutôt que de passer par la voie judiciaire, qui aurait pris des semaines, l’homme a loué une grue et fait déposer un bloc de béton de trois tonnes au milieu du chemin d’accès à son terrain.
Résultat : les caravanes ne pouvaient plus quitter l’endroit. Les squatteurs se sont retrouvés coincés, incapables de déplacer leurs véhicules sans l’aide du propriétaire.
Pour ce dernier, il s’agissait d’inverser les rôles :
« Habituellement, c’est moi qui dois déposer un référé pour les faire partir, ce qui prend au moins un mois. Cette fois, ce sont eux qui devront saisir la justice pour que j’enlève mon bloc de béton. »
Des réactions partagées
Cette décision radicale n’a pas été bien accueillie par les occupants illégaux.
« Cette personne est complètement inconsciente. Il y a des enfants en bas âge dans notre groupe. Imaginez qu’ils aient besoin d’être évacués d’urgence ! » a réagi l’un d’entre eux.
Pour se prémunir de toute critique, le propriétaire avait tout prévu : le bloc de béton a été placé de manière à laisser un passage pour les voitures, permettant ainsi une sortie en cas d’urgence.
Il affirme que son but n’était pas de mettre quiconque en danger, mais seulement de protéger son terrain et d’empêcher la situation de se répéter.
Un problème récurrent en France
Selon les chiffres les plus récents, des centaines de signalements liés à des squatteurs sont enregistrés chaque année en France.
Les régions les plus touchées restent l’Île-de-France, les Hauts-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie.
Face à la lenteur des procédures, certains propriétaires choisissent désormais d’agir par eux-mêmes, au risque de créer des tensions et de se retrouver devant la justice.

