L’Allocation aux adultes handicapés, comme son nom l’indique, est un soutien financier essentiel pour de nombreuses personnes en situation de handicap. Cependant, que se passe-t-il si vous n’avez jamais demandé cette aide ? Pouvez-vous percevoir l’AAH de manière rétroactive ? Nous allons vous fournir toutes les informations nécessaires pour avoir une meilleure compréhension de l’allocation dans cet article.
L’Allocation aux adultes handicapés
L’AAH, jadis connue sous le nom de COTOREP, pour Commission technique d’orientation et de reclassement professionnel, vient soutenir les personnes à mobilité réduite (PMR). Autrement dit, les personnes ayant une maladie chronique invalidante ou un handicap.
En fonction du statut de ces dernières, deux organismes se chargent du versement de cette allocation. Vous les connaissez, il s’agit notamment de la Caisse d’allocations familiales (CAF) et de la Mutualité sociale agricole (MSA).
En versant l’Allocation aux adultes handicapés, ces organismes ont pour objectif d’aider ces Français à vivre décemment malgré leur handicap. D’ailleurs, l’AAH est l’un des dispositifs de l’État pour réduire les inégalités sociales. Rappelons qu’elle existe depuis 1975.
À lireLes allocataires de l’AAH peuvent-ils cumuler cette aide avec la pension d’invalidité ?Pour pouvoir en faire la demande, vous devez constituer un dossier que vous déposerez à la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Ce dossier comprend un certificat médical récent, un formulaire Cerfa n°15692*01 et d’autres justificatifs.
Cependant, avant de vous lancer dans les démarches administratives, vérifiez si vous pouvez prétendre à l’AAH. Pour effectuer cette vérification, vous pouvez procéder par plusieurs manières. Découvrez l’une d’elles dans les paragraphes qui suivent.
AAH : les conditions pour en bénéficier
Pour espérer toucher l’AAH, vous devez répondre à plusieurs critères. En premier lieu, vous devez avoir plus de 20 ans et résider en France de manière stable. Les handicapés de 16 ans peuvent y prétendre s’ils ne sont plus à la charge de leurs parents.
Ensuite, un médecin devra évaluer votre niveau de handicap. Cet examen doit attester d’une incapacité supérieure à 50 % pour pouvoir prétendre à cette aide. Pour finir, vos revenus personnels ne doivent pas excéder un certain plafond prédéfini.
À lireAAH, APL… une très forte augmentation prévue pour ces prestations ?Il est bon de savoir que si votre incapacité atteint 80 % ou plus, vous pouvez cumuler l’AAH avec d’autres prestations sociales. Par exemple, des allocations comme la majoration pour la vie autonome (MVA) ou le complément de ressources (CPR).
En outre, toucher l’AAH et le RSA ensemble est possible, peu importe votre handicap. Cela dit, une précision s’impose. En effet, comme le précise le site Service-Public.fr, votre RSA sera minoré du montant de votre Allocation aux adultes handicapés.
Le versement de l’AAH est-il rétroactif ?
Vous avez désormais toutes les cartes en main pour comprendre les généralités de l’AAH et savoir comment obtenir l’Allocation aux adultes handicapés. Vous avez peut-être même appris, comme beaucoup de Français, que vous auriez pu en bénéficier plus tôt.
Hélas, l’AAH ne peut être versée de manière rétroactive qu’à partir du premier mois qui suit sa demande, selon nos confrères de Mes-Allocs.fr. En d’autres termes, si vous n’avez pas encore fait votre demande, vous ne pourrez pas récupérer les manques à gagner.
De ce fait, n’attendez plus ! Dans cet article, nous vous avons déjà donné les informations nécessaires pour constituer votre dossier. Alors, faites votre demande et profitez de cette aide. Qui plus est, le gouvernement a augmenté son montant il y a quelques mois.

