Avec les préoccupations écologiques qui grandissent, les voitures électriques s’imposent comme une alternative incontournable aux modèles thermiques. Mais saviez-vous que ce domaine est en pleine effervescence, mettant en avant des ajustements qui risquent de tout révolutionner ? Découvrez ce qui va changer dans les prochaines années pour ces véhicules innovants.
Une première étape en août 2024
L’engouement pour les voitures électriques ne cesse de croître, et ce, pour de bonnes raisons. Ces véhicules s’apprécient pour leur impact environnemental minimal dû à l’absence d’émissions de gaz à effet de serre. Mais ils s’apprêtent à franchir un cap important. En effet, des changements majeurs les attendent dans divers aspects dans les années à venir.
Les règles vont se durcir pour les voitures électriques pour renforcer leurs performances et minimiser leur impact écologique.
Afin de permettre aux constructeurs et aux conducteurs de s’adapter, ces nouvelles réglementations s’étaleront sur plusieurs étapes. La première phase entrera en vigueur dès août 2024. Et le calendrier de changements s’achèvera en 2036.
La batterie des voitures électriques
Le premier grand changement affectant les voitures électriques concerne leur composant essentiel : la batterie. Dès 2024, les accumulateurs de ces véhicules entrent dans une nouvelle ère marquée par des critères de performance et de durabilité.
À lireSous l’influence de la lune rose, ces 3 signes pourraient voir leur vie changerLes constructeurs de batteries doivent garantir la capacité nominale, la perte de capacité et la puissance. Pour informer les consommateurs, une étiquette mentionnant ces données deviendra obligatoire sur cet élément phare de la voiture électrique.
Une nouvelle norme met également l’accent sur la durabilité des batteries, avec des objectifs ambitieux. Elles doivent maintenir au moins 72 % de leur capacité nominale pendant 8 ans d’utilisation et 160 000 km parcourus. Une clause de révision prévoit même des exigences encore plus strictes, visant à atteindre 10 ans et 200 000 km.
Des voitures électriques plus propres
La performance et la durabilité ne sont pas les seuls critères pris en compte pour les batteries des voitures électriques. Une nouvelle mesure vise également à réduire l’empreinte carbone de ces accumulateurs, en encourageant le recours aux matériaux recyclés.
Ainsi, dès août 2036, les accumulateurs devront provenir d’au moins 26 % de matériaux recyclés. Parmi ceux-ci figurent 26 % de cobalt, 15 % de nickel et 12 % de lithium.
Les nouvelles normes imposent également aux constructeurs un devoir de diligence lors de l’extraction et du raffinage des matériaux. Cette mesure vise à limiter la pollution de l’air, de l’eau et des sols liés à ces activités.
Des voitures électriques plus sûres
Si les batteries sont le cœur des avancées majeures des voitures électriques, d’autres aspects ne sont pas en reste. La norme anti-pollution EURO 7 s’appliquera aussi à ces véhicules. Elle entrera en vigueur en novembre 2026 pour les véhicules particuliers neufs et en novembre 2027 pour les autres types.
En juillet 2028, ces voitures feront aussi l’objet d’une réglementation concernant leurs pneumatiques. En effet, elles se trouvent souvent critiquées pour des pneus usés de manière précoce. L’objectif est donc de limiter l’usure excessive de ces éléments essentiels.
Par ailleurs, le côté sécurité va connaître des ajustements. Une nouvelle norme vise aussi à réduire les risques d’incendie liés aux batteries. Les constructeurs doivent mettre en place des systèmes d’alerte pour informer le conducteur de tout problème de la batterie.
À lireBarbecue gênant : vos droits et recours face aux nuisances estivalesCertes, ces changements vont beaucoup impacter le marché de la voiture électrique. Ceux-ci représentent un défi majeur pour les constructeurs automobiles qui devront s’adapter aux nouvelles exigences.

